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Lumière sur les solutions digitales pour améliorer la résilience de nos villes

La crise sanitaire est au cœur des préoccupations depuis plusieurs mois. Selon certains, cette crise va changer le monde, nous faire passer au monde d’après, plus résilient, plus local, plus responsable, plus inclusif. D’autres attendent un retour à la normale qu’ils veulent le plus rapide possible.

Néanmoins, parmi toutes ces contradictions, certains signaux forts semblent devoir s’ancrer dans ce « monde de demain » : c’est le cas des réflexions sur la résilience des villes. Quelle que soit la crise que connait l’humanité, la viabilité des villes, la continuité des activités essentielles et des services publics sont des priorités.

Face à la crise du Covid, il faut constater que la technologie permet de relever un certain nombre de défis. Il ne s’agit pas de faire croire au « tout digital », qui peut être une source de pollution indirecte, mais de montrer que les villes ont un socle technologique de base à mettre en place afin d’augmenter leur résilience.

Pour la ville après Covid, des solutions logistiques mais aussi technologiques

Les grands acteurs publics et les acteurs du marché de l’immobilier et de la ville sont de plus en plus conscients des enjeux de la résilience des villes. La crise sanitaire a accéléré leurs réflexions autour des sujets de résilience.

La résilience d’une ville est sa capacité à se remettre rapidement d’un choc. A Paris, la résilience post-confinement se mesurera à l’efficacité des actions mises en place pour limiter la circulation du virus tout en permettant aux services, aux activités économiques, culturelles et sociales de reprendre le plus possible.

Que ce soit dans les transports publics, dont l’utilisation est actuellement limitée, dans tous les espaces publics, avec le port du masque et la distanciation, ou encore dans les magasins et les entreprises, avec la distribution de gel, les mesures sont avant tout logistiques et matérielles.

Mais la technologie permet de renforcer celles-ci : éviter les transports est pour beaucoup possible grâce au télétravail, la production de gel est favorisée par la flexibilité des machines de production de certaines entreprises qui fabriquaient d’autres produits, et le e-commerce ou encore les circuits courts prospèrent pour éviter aux clients de se déplacer

La résilience face à d’autres crises

Cette multiplicité des solutions est également applicable pour les mesures de résilience face à d’autres crises, par exemple celles qui risquent d’être provoquées par le changement climatique, telles que l’intensification des vagues de chaleur ou encore la perte de biodiversité.

Ces crises, qui ne pourront pas être évitées sans une sobriété qui n’est pas en place aujourd’hui, peuvent néanmoins être atténuées par des moyens technologiques, que les villes ont intérêt à mettre en place dès maintenant.

Comment les villes réagiront-elles à une qualité de l’air de plus en plus médiocre, à des périodes de canicule de plus en plus fréquentes, à des pénuries alimentaires ? Mais surtout, comment les villes peuvent anticiper dès maintenant ces crises en minimisant leurs effets néfastes, à travers des solutions digitales ?

Les moyens de renforcer la résilience des villes en prenant en compte ces sujets sont multiples : ils sont avant tout réglementaires, peuvent être renforcés par des aménagements, mais aussi par des investissements technologiques.

Prenons l’exemple de la qualité de l’air, une préoccupation essentielle pour les grandes villes : augmenter la résilience des villes face à des pics de pollution peut passer par deux volets, l’anticipation et la régulation.

Anticipation de la pollution atmosphérique

L’anticipation de la pollution atmosphérique passe tout d’abord par la mesure de cette pollution. Des capteurs connectés peuvent être placés dans les rues afin de mesurer précisément la qualité de l’air. Cette solution digitale devrait être renforcée par un dispositif limitant de manière automatique la circulation : des rues pourraient devenir piétonnes de manière automatique lors des pics de pollution, pour limiter les déplacements en voiture. Des outils vont aujourd’hui dans ce sens, comme la plateforme ORHANE (Observatoire RHônalpins des Nuisances Environnementale) dans la region Auvergne-Rhône-Alpes.

Cet outil cartographique régional d’identification et de hiérarchisation des Points Noirs Environnementaux liés aux nuisances Air et Bruit permet aux décideurs et aux citoyens de visualiser les problèmes de nuisances environnementales au sein de leur territoire pour orienter leurs actions, comme la modification des modalités de circulation au cœur des villes ou encore la nature des projets d’infrastructures (prise en compte du confort d’été, promotion de la nature en ville, etc.)

Régulation de la pollution atmosphérique

D’autre part, la régulation doit également être un levier majeur : le transport, la production d’énergie et les zones de production industrielles, principaux facteurs de pollution de l’air en ville, doivent être contraints pour diminuer leur impact et éviter l’apparition d’une crise sanitaire et environnementale. Dans une optique de résilience, les villes possèdent les moyens d’améliorer la qualité de l’air en promouvant des énergies et des transports plus propres, des zones industrielles contrôlées ou encore des réglementations sur la pollution des entreprises.

Ces solutions « logistiques » peuvent être renforcées par des solutions digitales : limiter la production et la consommation d’énergie grâce aux smart grids, et à des infrastructures de ville plus modulaires (lampadaires avec détection de mouvement) ou encore taxes dans les zones industrielles dépendant de la pollution émise.

L’outil d’aide à la décision fondé sur des relevés réguliers permis par des investissements technologiques devient alors l’outil clef pour améliorer la résilience des villes face aux aléas climatiques notamment en agissant sur l’atténuation et l’adaptation du changement climatique.

L’outil GES Urba développé par le CEREMA, par exemple, a l’ambition d’évaluer l’impact des options d’aménagement discutées lors de l’élaboration du projet de territoire par la collectivité, en matière de consommation d’énergie et d’émissions de GES mais également d’adaptation au changement climatique (anticipation des risques liés à l’intensification des vagues de chaleur et à l’augmentation des températures notamment).

Il est donc utile de penser les solutions matérielles ou logistiques de sobriété en se dotant également d’une base technologique adéquate permettant de faciliter la transition, afin d’augmenter la résilience des villes.

Article écrit par Jérémy Pistien pour Chroniques UrbainesTM.

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