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Décret tertiaire, certification, étude d’impact : mesurer les données ESG des projets et des entreprises pour plus de maîtrise et de transparence

Parmi les types de données collectées, la priorité est souvent donnée aux données financières, clients ou de production. En parallèle, les données environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) ont une importance croissante dans les rapports RSE des entreprises pour la mesure des émissions carbone et de la consommation énergétique, notamment pour l’immobilier.

De nouvelles réglementations, telles que le décret tertiaire, de nouveaux cadres de reporting internationaux, tels que les Objectifs de Développement Durable (ODD) ou encore une tendance des entreprises à constituer leur rapport d’impact, rendent ces données de plus en plus pertinentes.

 

Mesurer ses données de consommation énergétique pour répondre à l’urgence du décret tertiaire

La collecte des données environnementales, et notamment de la consommation énergétique, devient un enjeu central dans le cadre du décret tertiaire. Le décret rénovation tertiaire (art. 175 de la loi ELAN) impose une réduction de la consommation énergétique du parc tertiaire français.

Ce décret définit un objectif de réduction des consommations énergétiques de tous les bâtiments de plus de 1000 mètres carrés, de -40% en 2030, de -50% en 2040 et de -60% en 2050 par rapport à 2010. Les données de consommation énergétique des bâtiments concernés devront être envoyées à l’ADEME dès janvier 2021.

Il s’agit donc d’une urgence, tant pour les bailleurs que pour les locataires, et ceux-ci doivent mettre en place un processus de mesure de la consommation énergétique. Green Soluce accompagne de nombreux clients, pour mener à bien ce chantier inédit.

Le décret tertiaire est une opportunité : le contrôle de la consommation énergétique est un excellent facteur de réduction des coûts, et les audits effectués dans ce contexte sur les bâtiments tertiaires peuvent également faire surgir d’autres possibilités d’économies et d’amélioration du bien-être, par exemple grâce à une meilleure gestion de l’eau, de la biodiversité, ou de l’air dans les bâtiments, ou encore par la mise en place d’écogestes et des normes d’utilisation pour les usagers des structures.

Au-delà de la nécessité réglementaire et des opportunités pour la réduction de l’impact des bâtiments, le décret représente également une opportunité de valoriser la donnée ESG, en communiquant sur les engagements de réduction de l’impact environnemental, les efforts de développement durable ou la promotion du capital humain de l’entreprise.

 

La certification immobilière pour répondre à la demande croissante des investisseurs

Au-delà de l’exigence réglementaire du décret, il y a une demande croissante des investisseurs pour un rapport ESG détaillé, notamment pour les grandes entreprises françaises : +29% de rapports intégrés publiés par les entreprises du SBF 120 entre 2018 et 2019, selon PwC.

Dans le secteur de l’immobilier, les certifications environnementales se généralisent et sont un outil central de due diligence. A La Défense, par exemple, plus de la moitié des bâtiments nouveaux obtiennent au moins deux certifications, selon l’Établissement public d’aménagement de la Défense Seine Arche.

D’après le Baromètre de la Certification Environnementale™ – Edition 2019, les quatre plus grandes agences de certification ont doublé le nombre de certifications délivrées entre 2017 et 2018 (de 2500 à 5000 en Europe). Les certifications et labels environnementaux deviennent un standard de marché, notamment BREEAM® et LEED® (ainsi que HQE® sur la marché français). Les acteurs du secteur immobilier sont en demande de ces certifications, notamment les locataires qui l’exigent de plus en plus aux bailleurs, et les investisseurs aux promoteurs.

 

Contextualiser les efforts environnementaux des entreprises pour plus de transparence et une meilleure communication

Un des enjeux de ces labels est de rendre compréhensibles pour le public les engagements de durabilité des acteurs, et d’en faire des outils de communication. Un effort de contextualisation est souvent nécessaire, en faisant appel à une autre grille de lecture, par exemple les Objectifs de Développement Durable, qui deviennent depuis leur création un cadre de référence.

Les certifications environnementales dans le bâtiment peuvent se traduire, par exemple, en économies d’énergie, en lien direct avec les objectifs 7 (Energie propre et d’un coût abordable) et 13 (Mesures relatives à la lutte contre le changement climatiques), en une meilleure gestion des flux, qui correspond aux objectifs 3 (Bonne santé et Bien-être) et 6 (Eau propre et assainissement) ou en impact social bénéfique (objectif 11, Villes et communautés durables).

Une analyse contextuelle approfondie permet de faciliter la communication des réels efforts de l’entreprise, et d’avoir un cadre de comparaison international. A titre d’exemple, le groupe immobilier ICADE classe ses actions à caractère social ou environnemental dans chaque ODD, en appuyant ses engagements par des données chiffrées et reportées. Green Soluce accompagne les entreprises dans la mise en place de cette méthodologie.

De plus en plus d’entreprises prennent la décision de mesurer leur impact ESG de manière volontaire, afin de mieux maîtriser leur empreinte environnementale, sociétale et économique, en mettant en place une gouvernance qui le permette, d’anticiper de possibles réglementations futures et de communiquer sur les efforts fournis. La mesure d’impact, nouvelle frontière à atteindre par la mesure des données ESG ?

 

Article écrit par Jeremy Pistien pour Chroniques UrbainesTM.

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