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COVID-19 : Quels impacts pour vos vies et nos villes ?

Le virus COVID-19 est apparût dans la ville de Wuhan en Chine à la fin du mois de décembre 2019 et s’est très rapidement répandu à l’échelle planétaire. Dans de nombreuses régions du monde, des mesures très strictes de confinement ont été prises afin de limiter la propagation de la maladie et nous observons déjà les effets sur l’environnement, sur l’économie mais aussi sur nos vies en villes et dans les zones rurales.

Quels impacts économiques pour le Coronavirus ?

Les réactions face à cette menace mal connue sont nombreuses mais la plus significative est le confinement de certaines régions. Cet arrêt brutal d’activité bloque le développement des villes et des quartiers. En Chine, c’est toute la région du Hubei qui est confinée avec plus de 56 millions de personnes qui sont coupées du reste du monde.

Ce confinement et ce ralentissement des relations commerciales à l’échelle mondiale a des répercussions importantes sur l’économie : les bourses s’affolent (le CAC40 a perdu 8,39% lundi 9 mars et plus de 12% ce jeudi 12 mars) et on s’attend à ce que l’économie mondiale soit lourdement impactée.

De plus, les acteurs plus locaux sont également impactés. En France, plus de 900 entreprises, dont beaucoup de PME, demandent déjà à l’Etat de réagir et de recourir au chômage partiel. Des mesures ont été annoncées ce jeudi 12 mars par le Président de la République, Emmanuel Macron. En parallèle, profitant du confinement des personnes chez eux, certains secteurs du e-commerce ou des services numériques (téléconsultation, télétravail, etc.) tirent bénéfice de la crise, en bénéficiant des moindres déplacements des habitants.

COVID-19 : une bonne nouvelle pour l’environnement ?

Une image a beaucoup tourné dans les médias et montre l’impact du COVID-19 sur la pollution atmosphérique. Ainsi, la NASA a diffusé une image satellite de la Chine montrant une diminution importante de dioxyde d’azote dans cette région due à une réduction des déplacements et de l’activité économique à travers le pays. Mais le coronavirus est-il une bonne nouvelle pour la lutte contre le changement climatique ?

Pollution de l’air au dioxyde d’azote en Chine en janvier et février 2020 (Source : NASA)

De nombreux experts réfutent cette idée en évoquant notamment la chute historique du prix du pétrole ce lundi, en raison d’une guerre des prix entre la Russie et l’Arabie saoudite ainsi que des inquiétudes liées au coronavirus. Ces énergies fossiles bon marché vont déstabiliser la transition vers une mobilité durable qui devient alors moins compétitive : ainsi, les véhicules électriques, déjà plus chers, seront plus difficiles à vendre, ce qui a déjà entraîné la chute de l’action de Tesla ce lundi.

D’autres préoccupations liées à l’approvisionnement en panneaux solaires ou en batteries massivement produites en Chine vont également complexifier la transition vers des énergies plus renouvelables. Enfin, les craintes croissantes en matière de santé et de finances pourraient également détourner l’attention du public de l’urgence climatique. En pleine crise économique et de santé publique, il est compréhensible que les gens se concentrent davantage sur les problèmes de santé immédiats et les questions de portefeuille, que sur les enjeux du changement climatique, malgré une prise de conscience de plus en plus forte partout dans le monde.

 

Comment anticiper les prochaines crises sanitaires dans nos villes ?

En réaction à la propagation du COVID-19, des décisions, parfois brutales, sont prises pour contrôler la propagation de l’épidémie mais il est presque impossible de la contenir à cause de la densification des villes et du mode de transmission du virus (lié à la proximité entre les individus).

Toutefois, un autre type de problème s’applique dans les régions moins denses et qui est une conséquence directe du virus. En effet, dans ces territoires, les habitants sont de plus en plus obligés de se rendre dans de grands centres commerciaux en zone périurbaine pour accéder à beaucoup de services à l’heure où de nombreux commerces de proximité ont fermé leurs portes. Or, en cas de confinement, les routes sont coupées pour endiguer la propagation ce qui empêche la population d’avoir accès à de nombreux services. Des actions d’urbanisme concrètes en faveur du commerce de proximité peuvent donc également avoir un impact fort en cas de crise sanitaire pour permettre à la communauté de résister à la propagation du virus en se déconnectant si besoin des grandes agglomérations voisines.

Ainsi, alors que la proximité des grandes villes accélère la propagation du virus, les territoires moins peuplés souffrent fortement d’un isolement économique et serviciel renforcé par le confinement.

Alors, comment anticiper cette propagation ? Les technologies du numérique qui prennent une place de plus en plus importante dans nos vies permettent de se tenir informé et permettent à l’information de se répandre plus rapidement que le virus. De plus, de nouvelles solutions apparaissent, comme la startup canadienne « BlueDot » qui avait pu, par exemple, anticiper l’épidémie actuelle. Le 30 décembre 2019, leur intelligence artificielle annonce qu’un foyer de cas inhabituels de pneumonie autour d’un marché de Wuhan en Chine vient d’apparaître, neuf jours avant l’annonce de l’OMS. Le fondateur et CEO, Kamran Khan, s’est inspiré des bases de données du SRAS de 2003 pour développer son intelligence artificielle et ainsi prédire les prochaines épidémies.

 

Aujourd’hui, le COVID-19 est présent dans 105 pays et a déjà fait plus de 4000 morts. Ces chiffres vont évoluer dans les semaines à venir et l’impact sur les villes et les populations va être de plus en plus significatif et interroger la résilience de nos villes, c’est-à-dire la capacité des villes à s’adapter à des changements soudains et de retrouver un fonctionnement normal le plus rapidement possible. Ainsi, au-delà de la lutte contre le changement climatique qui nécessite une adaptation de nos modes de vie et de nos villes, ce genre de crises sanitaires, dont le rythme et la fréquence pourraient s’accélérer, nous questionne également sur nos modèles d’urbanisme dans les villes et les territoires pour que la résilience de nos villes puisse nous permette de mieux réagir en cas de crise.

Article rédigé par Antoine Delafosse et Pierre Rostan pour Chroniques UrbainesTM.

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Références

https://www.citylab.com/design/2020/03/coronavirus-urban-planning-global-cities-infectious-disease/607603/ spécifiée dans le document actif.

https://www.cnbc.com/2020/03/03/bluedot-used-artificial-intelligence-to-predict-coronavirus-spread.html

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