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Burn out, mobilités et Activity based Working

Et si les pathologies liées au travail (comme le burn-out, crise personnelle et professionnelle majeure du XXIème siècle, souvent inavouée, occultée ou encore minimisée dans nos sociétés) trouvait sa source, et finalement, ses solutions dans l’organisation du travail actuel et les mobilités associées ? Tour d’horizon du phénomène !

L’impact des mobilités et des espaces de travail sur la qualité de vie du salarié

 Le temps et les conditions de transport liés aux mobilités pendulaires, à savoir les navettes quotidiennes domicile-travail, semblent participer à ce phénomène de burn-out, comme l’explique le magazine économique Forbes :

« Si globalement (79%) les salariés considèrent comme acceptable ce temps de trajet, les franciliens se distinguent en considérant à 43% leur trajet comme étant désagréable. Conséquences ? Un impact négatif sur le bien-être, la productivité (23%), la concentration (24%), l’équilibre vie pro / vie perso (32%). »

Tout comme le transport, l’environnement dans lequel évolue un salarié influe sur son confort. Le modèle largement répandu de l’open space pourrait être un exemple manifeste de cette influence.

En effet, il est décrit par l’étude « La fatigue au travail, la fatigue du travail » de Georges Jacob et Madeleine Natanson – 2010  que les  «open spaces génèrent leur nuisance spécifique : bruit, inconfort thermique et lumineux, réduction de l’espace de travail. La surface de bureau proprement dédié au travail ne cesse de diminuer »

Le flex-office, la solution ?

Le flex-office pourrait s’ériger en solution vis-à-vis de ces trajets quotidiens autant qu’il permettrait de remédier aux effets pervers de l’open space. Il est principalement défini comme l’absence d’espace de travail contraint : l’employé n’a « pas de bureau attitré sur le lieu de travail » ( Réf 2.2), peut travailler d’un « espace de réunion, (d’) une salle de réunion (d’) une salle de coworking, (d’) un café, de chez lui » ( Réf 2.3) et ce principalement en fonction de ses envies, de ses besoins de concentration et d’interactions selon les missions qu’il devra réaliser.

Cependant, le travail « full Remote » (1) et le domicile comme unique environnement de travail ne convient pas à la totalité des travailleurs. Ainsi, le site Welcome to the Jungle rapporte les propos d’une salarié « full-remote » : « Lucile, de par son expérience, préfère tout de suite nous mettre en garde : ‘’ Le premier risque lié au travail en full-remote, c’est de ne pas réussir à être efficace, que ce soit par manque de motivation ou de contrôle, tout simplement. Mais le principal danger, c’est l’isolement.’’ »

Les limites du flex office

Le flex office pose la question du choix – qui incombe alors à l’employé – des lieux de travail et la prise en compte des temps de mobilité. Le flex-office rend donc le travailleur responsable des logistiques associées.

La revue Managerattitude, spécialisée dans le management, note que « le télétravail (…) n’est pas toujours évident à bien gérer » ( Réf 3.1). En effet, comme l’ajoute le journal économique Les Échos, ce mode de travail implique aussi des problématiques d’« invasion (…) dans la sphère privée (qui) doivent également être traitées » ( Réf 3.2).

Une alternative : l’Activity Based Office ?

L’Activity Based Office pourrait constituer une solution intermédiaire entre une externalisation totale de la gestion de son lieu de travail et un lieu de travail imposé.

Ce modèle consiste en un environnement de travail entièrement modulable, en fonction des besoins des équipes et des individus. Il propose une meilleure productivité et un meilleur bien-être en entreprise sans pour autant générer le stress d’une trop forte alternance des lieux de travail.

Ici, il ne s’agit plus seulement de flexibilité et de liberté – que pourraient impliquer le terme global d’Activity Based Working – mais bel et bien d’une proposition d’aménagement intérieur et de nouvelle gestion de l’immobilier d’entreprise.

Le lieu de travail devient lieu de vie, d’adaptation et de proposition en termes de design et d’architecture d’intérieur. L’espace, sa gestion et son organisation deviennent donc vecteurs de productivité et reflets de la stratégie d’entreprise.

Simples effets de mode ou réels changements de paradigme en faveur du bien-être en entreprise ?

Une chose est sûre, les seules considérations de mobilité et d’immobilier ne peuvent résoudre la complexité des pathologies liées au travail.

Conséquence de cet intérêt croissant des entreprises vis-à-vis de ces aménagements modulables au sein des buildings, des startups spécialistes de la qualité de vie au travail commencent à apparaitre et à se positionner sur le nouveau marché de la conciergerie et de la gestion d’espaces tiers. En tête de peloton, la startup Haveagooday tend à s’imposer en proposant à ses clients « la flexibilité (des) surfaces de bureau, la qualité de vie générale au travail» et différentes typologies de services et d’espaces au sein même des buildings d’entreprise : « Haveagoodlife », « Haveagoodcoffee », « Haveagoodlunch », « Haveagoodcommunity », « Haveagoodspirit », « Haveagoodplace ».

(1) toujours à distance

Réf 2.2 : https://cowork.io/fr/blog/flex-offfice-smartoffice/quest-flex-office-bureau-flexible

Réf 2.3 :https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/le-flex-office-pour-travailleurs-nomades

Réf 3.1 : http://www.managerattitude.fr/91766001/bureau-flex-office.html

Réf 3.2 : http://archives.lesechos.fr/archives/cercle/2016/10/18/cercle_1616

Sarah Brochard a étudié à l’Institut de Géographie de Paris, Université de la Sorbonne. Elle s’intéresse tout particulièrement à la mobilité urbaine et à la qualité de vie au travail.

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