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Vélo-friendly, mobilité connectée et hub multimodal : 3 stratégies pour la mobilité douce

Suite au 5ème rapport glacial du GIEC, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, nos villes de demain ont plus que jamais besoin d’être durables et résilientes, pour prétendre à une limitation globale du réchauffement climatique à 1,5°C. Parmi les piliers de durabilité, les pratiques de mobilité douce, alternatives propres aux transports carbonés, jouent un rôle prépondérant dans le design urbain des villes durables de demain. Chroniques Urbaines™ a choisi pour vous 3 villes exemplaires en termes de mobilité durable !

Strasbourg, la nouvelle Amsterdam

Selon une récente étude Greenpeace, Strasbourg est décrite comme une ville « où la perception de la dynamique à l’œuvre en matière de développement des alternatives à la voiture individuelle apparaît comme positive ».

La 4ème édition de l’index Copenhagenize classe Strasbourg comme la 1ère ville « vélo-friendly » de France. Le « Plan piéton » encadre depuis 2011 l’ensemble des opérations d’aménagement de voierie et d’urbanisme avec l’objectif de consacrer 50% de l’espace public aux piétons et aux cyclistes.  Dès 2013, la commune initie les réflexions autour d’une limitation de la vitesse en ville à 30 km/h, démarche aujourd’hui instaurée dans plusieurs zones du centre-ville. Cette bonne initiative a été suivie par la métropole de Grenoble en janvier 2016.

Les résultats sont à la hauteur des initiatives prises par Strasbourg puisqu’en 2017, selon l’INSEE, 16% d’actifs se rendent au travail à vélo, contre seulement 2% au niveau national, et un déplacement sur trois des Strasbourgeois est réalisé exclusivement à pied.

Copenhague, hub multimodal au service du vélo

Championne du monde du transport doux, la ville de Copenhague a vu, en 2016, le nombre de vélos présents sur ses routes dépasser le nombre de voitures. Les habitants de Copenhague ne se passent plus de leur vélo, et c’est toute une intermodalité qui est favorisée et simplifiée.

A Copenhague, rien de plus simple que d’embarquer son deux-roues dans le compartiment vélo de l’Øresundstog (le train régional qui circule entre la Suède et le Danemark), dans le métro automatique 24/24, ou même à l’arrière d’un taxi proposant un porte-vélo.

Quadrillant l’ensemble de la ville, les pistes cyclables sont directement connectées à un système de signalisation de pointe, tenant compte de la vitesse moyenne de déplacement d’un vélo. Ce système ingénieux permet à un cycliste de parcourir de longues distances sans poser pied à terre et ainsi de gagner un temps précieux dans ses déplacements. C’est pourquoi, chaque jour dans la capitale, 50% des trajets journaliers maison-bureau sont réalisées à vélo. Ambassadeur d’un modèle de mobilité, Copenhague répond aux défis urbains modernes à coups de pédale.

Lyon, innovateur de solutions « smart » pour la mobilité douce

A Lyon, la métropole fait le pari des nouvelles technologies pour favoriser une mobilité urbaine plus intelligente et surtout plus douce. Initiateur en 2005 du service de vélos en libre-service, le Vélo’v est bien ancré dans les pratiques de mobilités des Lyonnais.

Au-delà de favoriser les « mobilités actives » que sont la marche à pied, la trottinette ou le vélo, la métropole compte s’équiper, dès 2020, d’infrastructures mises à jour en temps réel telles que des voies réservées au covoiturage. La mobilité connectée reste au cœur des enjeux d’une métropole durable selon Pierre Soulard, responsable du service mobilité urbaine à la Métropole de Lyon. Pour lui, il faut travailler sur le traitement de l’information multimodale, à travers des transports connectés pour offrir des alternatives de mobilités propres aux citoyens.

Ces nouveaux systèmes de mobilités sont autant de bras de levier pour réduire efficacement la part de la voiture en ville. Par exemple, la mairie de Lyon a fait le pari d’aménager un « tube modes doux » dans le tunnel de la Croix-Rousse, dédié exclusivement aux déplacements sans moteur. Ce tunnel propose aux piétons, vélos et bus qui l’empruntent un dispositif inédit d’animation son et lumière pour un parcours pédagogique et écologique.

 

Initiateurs de bonnes pratiques, les villes de Strasbourg, Copenhague et Lyon proposent chacune des solutions alternatives à la voiture qui semblent déjà avoir convaincu leurs habitants et favorisé l’attractivité du territoire. La dynamique est à suivre dans des villes comme Marseille ou Nice où d’importants efforts restent à fournir en termes de mobilité douce ! Grandes métropoles comme villes de taille moyenne doivent suivre des modèles de transport plus vertueux pour uniformiser la France dans son chemin vers une mobilité plus durable.

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