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Trois leviers essentiels pour une communication RSE réussie

Présenter les éléments de manière convaincante et crédible dans le cadre d’une communication sur le développement durable et la RSE aide à donner vie au contenu. Cela permet également que l’information sur la durabilité soit bien choisie et bien construite, et qu’elle reflète la personnalité unique de chaque entité, publique ou privée.

La matrice de matérialité : le point de départ pour cibler ses enjeux RSE les plus pertinents 

Selon le World Business Council for Sustainable Development (WBCSD), association réunissant 190 entreprises internationales autour d’un engagement commun pour le développement durable, 89% de ses membres signataires utilisent une matrice de matérialité pour présenter leur reporting d’activités. Aujourd’hui, cet outil semble donc indispensable pour cibler les enjeux RSE les plus pertinents pour les activités d’une entreprise.

Quelques règles s’imposent pour mettre en place une matrice de matérialité pertinente pour l’institution ou l’entreprise en question :

  • L’entreprise doit prendre en compte ses parties prenantes internes mais également les parties prenantes externes spécifiques à son activité et à ses axes stratégiques ;
  • L’entreprise ou l’institution doit être claire dans la représentation et l’explication du processus, et doit pouvoir permettre la traçabilité des enjeux matériels dans les enjeux ciblés dans la stratégie RSE.

Si la réalisation d’une matrice de matérialité semble bien inscrite dans les pratiques des grandes entreprises internationales, qu’en est-il pour les moyennes entreprises et le secteur public ? Il semble que le secteur public, et notamment les villes, restent encore en marge de cet exercice. Cependant, ils n’en ont pas moins des plans ambitieux.

Ainsi, la ville de Los Angeles a publié en 2018 son troisième rapport « pLAn – Transforming Los Angeles » qui explicite les enjeux et les actions mises en place par la métropole pour rendre ses activités plus sobres. Ainsi, 55 des 61 objectifs fixés pour 2017 ont été atteints, et 2 des objectifs fixés pour 2025 ont été achevés avant la date prévue. Les 6 objectifs non atteints sont toujours en cours. La métropole s’applique donc à suivre tous les indicateurs mis en place pour suivre les objectifs fixés au sein d’un plan d’actions éprouvé.

Pour les entreprises, de toutes tailles, la matrice de matérialité permet de marquer son leadership et d’intégrer ses parties prenantes dans ses réflexions et dans la mesure des impacts de ses activités, chacune peut donc intégrer ses préceptes pour conduire et communiquer sa politique RSE ambitieuse.

 

Contribuer aux Objectifs de Développement Durable : pourquoi et comment répondre à ces nouvelles attentes de vos parties prenantes ?

L’Agenda 2030 de l’ONU et ses 17 Objectifs de Développement Durable (ODD) constituent un programme d’action que les gouvernements se sont engagés à mettre en œuvre mais ils s’appuient également sur les entreprises et les citoyens pour contribuer aux objectifs.

Ces objectifs internationaux représentent une opportunité et une responsabilité partagées pour les entreprises. Grâce à l’Agenda 2030 de l’ONU qui fixent les ODD, les entreprises disposent également d’un cadre universel et global dans lequel inscrire la contribution de leurs activités à un développement durable.

Les Objectifs de Développement Durable peuvent être utilisés de différentes manières par les entreprises pour créer de la valeur. Les ODD peuvent ainsi :

  • Permettre de réaliser un autodiagnostic ou une autoévaluation de la performance RSE : quels sont les ODD auxquels je contribue le plus grâce à mon activité ?
  • Servir de cadre pour le développement de la stratégie RSE : quels enjeux sont les plus matériels pour mon activité ?

Utiliser les ODD dans son reporting RSE est une initiative à forte valeur ajoutée et à forte valeur de communication. En effet, cela créé un dialogue avec les autres parties prenantes dans la mesure où l’Agenda 2030 constitue un langage commun. Enfin, les ODD permettent également de comparer sa performance à celle de ses compétiteurs, à l’échelle internationale.

Pour intégrer les ODD dans un reporting RSE, il convient donc de choisir les objectifs sur lesquels on souhaite travailler pour cibler les ambitions et surtout de choisir des indicateurs pertinents à mettre en place pour suivre la mise en place des objectifs.

Le secteur de l’immobilier, à cause de ses nombreux impacts directs ou indirects sur les ODD, peut être un puissant moteur de leur déploiement à grande échelle. Pour les entreprises du secteur, une mise en œuvre réussie des ODD renforcera l’environnement propice aux affaires en faisant reculer les instabilités (problèmes d’éducation, risques climatiques, guerres, etc.), le tout en diminuant l’impact négatif des activités sur les Hommes et sur la planète.

Les objectifs les plus impactants pour le secteur de l’immobilier et de la construction, selon le cycle de vie des projets immobiliers, sont présentés dans ce schéma et montrent bien que des objectifs diffèrent selon l’activité déployée.

(Source : RICS – UNGC)

 

La TCFD : les nouvelles attentes de transparence des investisseurs

La TCFD (ou Task Force on Climate-related Disclosures) a été créée par le G20 lors de la COP21 en 2015 pour définir des recommandations concernant la transparence financière des entreprises en matière de prise en compte du risque climatique. Présidée par Michael Bloomberg, son rapport final publié en juin 2017 précise les éléments de reporting climat attendus dans les reporting des entreprises pour 4 piliers : la gouvernance, la stratégie, la gestion des risques et les objectifs et indicateurs utilisés. Cette nouvelle forme de reporting représente un nouveau cadre pour les entreprises afin de préciser leur exposition financière aux risques climatiques.

Dans le secteur de l’immobilier, la prise en compte du reporting climat n’est pas encore complétement au point mais certains assureurs commencent à intégrer ces éléments dans leur reporting. C’est le cas d’Axa, qui fournit deux scénarios climatiques et fait le lien entre les impacts climatiques potentiels et ses données financières via une estimation de la valeur exposée. L’assureur fournit ses méthodologies et des analyses de tendance historique pour ses données climatiques, précisant le contexte pour expliquer l’influence de ces tendances et l’influence potentielle des futures politiques climatiques des pays.

Les recommandations du TCFD sont désormais diffusées et la publication des informations financières relatives au climat s’améliore. Toutefois, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour que les investisseurs et les analystes soient en mesure de prendre des décisions fondées sur une information crédible et utile sur le climat. Afin de faciliter et d’accélérer les entreprises vers des stratégies bas carbone et résilientes, l’adoption de ces recommandations doit être faite au niveau international.

Les outils de communication en termes de RSE et de développement durable sont nombreux et prennent en considération de plus en plus de critères. Les entreprises et les acteurs publics doivent prendre en main les nouveaux outils de communication et en créer d’autres pour permettre la diffusion la plus large et la plus pertinente des politiques mises en place.

Article pensé et rédigé par Pierre Rostan & Constance Flachaire pour Chroniques Urbaines™

Si vous souhaitez des précisions sur ces sujets ou déployer ce type de méthodologies à l’échelle de vos activités, n’hésitez pas à nous contacter.

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