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Organisation des villes, un modèle en mutation

Villages, cités, métropoles… l’Homme n’a eu de cesse que d’agrandir l’occupation de son territoire au fil des époques. Mais comment régir l’organisation spatiale d’une ville ? Pourquoi devient-il urgent de repenser le modèle de la ville actuelle ? Voici les notions qui vont nous intéresser pour ce premier épisode de Chroniques Urbaines.

D’hier à aujourd’hui…

La ville au service de l’homme

Depuis les plus antiques civilisations, l’art de la planification urbaine a modelé la construction et le développement de nos villes à travers l’histoire. Les premières réflexions sur le sujet sont attribuées à Hippodamos de Milet, ingénieur grec, qui est notamment l’auteur de plusieurs traités sur l’urbanisme et sur les diverses méthodes d’organisation des villes. A l’origine, la notion de zonage urbain servait avant tout à aménager les villes selon les usages – principalement résidentiels, agricoles ou bien religieux – et les différentes classes sociales.

A l’aube du monde moderne, avec l’avènement de l’ère industrielle, l’exode rural massif entraîne un développement désordonné des faubourgs dans les différentes capitales européennes ; les travailleurs migrants construisant anarchiquement là où l’espace se fait disponible. Face à la nécessité de lutter contre l’insalubrité croissante des quartiers et les épidémies, un réaménagement de l’espace urbain devient nécessaire : on assiste alors à l’apparition des grands concepts de l’urbanisme moderne tels que les premiers PLU (Plans Locaux d’Urbanisme), ou encore les notions d’expropriation d’utilité publique et de servitude d’alignement. A Paris par exemple, cela se traduira par les célèbres percées des grands boulevards entreprises par le baron Haussmann.

A la fin du siècle dernier, la reconstruction hâtive des villes européennes suite aux deux guerres mondiales donne lieu à un redécoupage cloisonné : les centres-villes seront réservés aux bureaux et aux commerces, tandis que les zones résidentielles s’établissent en périphérie et que les classes populaires sont repoussées vers les grands ensembles dans les banlieues.

Et demain ?

Vers une organisation prospective et agile

En ce début du XXIème siècle, ce concept de ville moderne devenu vétuste est désormais largement remis en question, avec une lassitude de l’usage du béton, des tours de bureaux, ou encore du modèle des zones pavillonnaires déclinées à l’infini. On s’emploie à développer la mixité sociale, le multi-usage des quartiers… la ville du futur se doit en effet d’être adaptable, personnelle, et plus en phase avec la complexité de la vie et des besoins humains. On assiste également à une volonté de mettre en place un « éco-urbanisme » : la présence des espaces verts se multiplie, le respect de la nature et de la biodiversité est replacé au centre des consciences, et on privilégie des modes de déplacements plus durables et plaisants tels que la marche à pied, le vélo ou encore le tramway. La nouvelle conception de la ville est donc axée sur le bien-être de ses habitants via une harmonie avec l’environnement, avec une attention particulière portée sur l’impact écologique de la ville : limitation de la dépendance envers les énergies fossiles, utilisation de matériaux renouvelables dans les maçonneries, ou encore une végétalisation des surfaces (murs des immeubles, développement de potagers urbains collaboratifs…). On retrouve également une volonté d’humanisation des bâtiments via des constructions à taille plus humaine, qui permettent une expérience plus chaleureuse à leurs utilisateurs.

La ville de demain semble donc refléter et s’adapter aux transformations de notre société : responsabilité, durabilité, ou encore multiculturalité seront, à l’image de l’évolution des consciences, les maîtres-mots de ce XXIème siècle.

 

 

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