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Le pouvoir de création de valeur de la RSE

D’après une étude sur les enjeux économiques de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) de la Chambre de Commerce et d’Industrie de France (CCI France), le capital immatériel représente une part considérable de la valeur et de la réputation d’une entreprise. Le capital immatériel se réfère à l’ensemble des valeurs, compétences et techniques non quantifiables d’une entreprise. La RSE, au travers de la prise en compte des enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), peut être un levier majeur d’amélioration de ce capital, et, à terme, contribuer à créer de la valeur économique.

Dans cet épisode de la saison 5 de Chroniques Urbaines™, nous avons sélectionné trois approches relevant de politiques RSE créatrices de valeur économique.

  • Le B.A. – BA : Viser l’excellence opérationnelle

Qu’il s’agisse de repenser le choix des matériaux de construction, de diminuer sa facture énergétique ou encore de réduire ses déchets d’exploitation, les bénéfices issus de l’excellence opérationnelle sont nombreux. S’engager dans une démarche d’efficacité énergétique en réduisant ses consommations par exemple, permet non seulement de réduire son empreinte environnementale mais aussi de faire des économies. C’est le choix qu’a fait la société SAMSIC, entreprise française qui propose des services intégrés aux entreprises. SAMSIC s’est engagée dans une démarche d’efficacité énergétique au travers d’actions de sensibilisation et de formation à la préservation de l’environnement et à la réduction de la consommation énergétique. Ses actions lui ont permis en 2015 de réduire de 29% la consommation en électricité de son parc immobilier. Preuve que les enjeux immobiliers concernent tous les secteurs et constituent un levier important de réduction des coûts opérationnels.

  • L’innovation : Augmenter la valeur d’usage des bâtiments

La Direction RSE & Développement Durable de BNP Paribas Real Estate a entamé une réflexion stratégique approfondie autour de la valeur d’usage du bâtiment tertiaire. Pour Catherine Papillon, Directrice RSE et Développement Durable de BNP Paribas Real Estate, cette valeur « [correspond aux] usages proposés par un bâtiment qui permettent d’augmenter sa valeur économique. Concrètement, c’est la valeur immatérielle de ce bâtiment, au-delà de sa simple valeur matérielle liée au prix du mètre carré et de son emplacement. ». De ce raisonnement est née l’idée d’un « bâtiment 365 – 24 /24 », un immeuble de bureaux ouvert et accessible à tous, qui vivrait 365 jours par an et 24h/24h. Le choix d’orienter la stratégie RSE de BNP Paribas Real Estate vers la valeur d’usage a deux avantages ; d’abord, elle permet de cibler une partie de ses objectifs ESG, au travers les attentes des utilisateurs de ses bâtiments. Ensuite, en travaillant sur l’évolution des usages qui intègrent des thématiques comme la modularité des espaces, ou bien le bien-être au travail, cette stratégie autour de la valeur d’usage se présente comme un levier concret de création de valeur économique. D’autant que cette réflexion s’inscrit dans une démarche de veille stratégique prospective, qui s’est notamment illustrée au travers d’un atelier dédié co-construit avec Green Soluce en octobre dernier.

  • L’approche rationnelle : Obtenir des certifications environnementales

Dans le cadre de ses travaux de recherche pour la réalisation du Baromètre de la Certification Environnementale™ 2018, Green Soluce a travaillé sur une première approche de la « Valeur Durable » pour les bâtiments tertiaires, générée notamment grâce à la certification. Pour cela, Green Soluce a procédé à une étude comparative en région parisienne entre les bâtiments ayant obtenu une certification environnementale, et ceux qui n’étaient pas certifiés, toutes choses égales par ailleurs. L’étude montre que dans le Quartier Central des Affaires parisien et dans le Croissant Ouest, c’est la localisation géographique des biens immobiliers qui joue le plus sur la valeur économique des bâtiments, la certification n’ayant pas d’incidence significative sur le prix. En revanche, dans les zones moins centrales, la certification environnementale joue un rôle dans la détermination de la valeur économique des immeubles de bureaux.

Ainsi, il s’avère que la certification environnementale, dans le cadre de stratégies RSE ambitieuses, peut constituer un véritable levier de création de valeur économique au travers de la « Valeur Durable », qui assure, de plus, une certaine éligibilité des actifs immobiliers auprès des fonds financiers spécialisés.

 A long terme, s’engager dans une démarche RSE, c’est améliorer la capacité de résilience de son parc immobilier. Par ailleurs, la RSE est un modèle normé, cohérent et générateur d’innovation, de fait, elle peut être envisagée comme un business model à part entière.

Retrouvez tous ces éléments dans le Baromètre de la Certification Environnementale2018 :

Article pensé et rédigé par Clara Henry & Constance Flachaire pour Chroniques Urbaines™

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